Il y a quelques semaines, mon attention a été attirée sur un événement gratuit et tout ce qu’il y a de plus public, annoncé sur la fanpage Facebook du MAC : une visite des coulisses du musée, à l’occasion du décrochage de la rétrospective de l’oeuvre de Robert Combas. Bien évidemment, j’ai foncé (les places étaient limitées à une quinzaine) et je me suis donc retrouvée un début d’après-midi de semaine, dans un petit groupe de visiteurs, à déambuler dans un musée loin d’être vide mais au contraire bourdonnant d’activité, les équipes de démontage étant en plein emballage des oeuvres de l’artiste.

Nous avons été accueillis par Thierry Prat, directeur de production du MAC et co-créateur avec Thierry Raspail de la biennale d’art contemporain de Lyon en 1991. Un homme passionnant qui nous a présenté son métier et ses challenges. Il fallait être là, mais en gros, Thierry Prat, c’est la personne qui rend techniquement possible une oeuvre, de son idée à la réalisation, de l’accroche le plus simple à l’oeuvre la plus complexe, en collaboration avec l’artiste. Vous vous souvenez de l’oeuvre qui se « vidait » régulièrement de plusieurs centaines (?) ou milliers de litres cubes d’eau lors de la dernière Biennale ? C’est lui. Quelqu’un qui peut créer un peu de tout ça dans l’espace d’un musée, vous voyez ? Une sorte de Mac Gyver de l’art contemporain, oui, si vous voulez ! Il fait ça depuis 30 ans, a littéralement inventé sa fonction et s’est entouré d’une équipe de magiciens qui savent l’aider dans toutes ces opérations. Il nous a donc expliqué tout ce qu’on ne voit jamais dans un montage d’exposition, de la logistique sur place au transport des oeuvres en passant par leur installation sur place.
Une rétrospective comme celle de Robert Combas ou il y a quelques temps de Ben, avec respectivement plus de 600 et plus de 1000 oeuvres, c’est donc en grande partie possible grâce à lui et grâce à Isabelle Bertolotti, Conservateur du Musée, que nous avons aussi rencontrée.

En parallèle de ces rencontres, nous avons donc évolué dans le musée, traversant les pièces qui abritaient l’exposition en cours de démontage, en faisant attention à ne rien toucher, à ne pas renverser une caisse de vêtements créés par l’artiste, s’asseoir sur une oeuvre ou trébucher sur un carton.
J’ai un peu honte, mais je n’avais pas vu l’exposition et n’avais découvert Robert Combas que pendant la soirée qui lui était dédiée au Transbordeur en début d’été, ça a donc été pour moi un super rattrapage. Et je crois que j’ai préféré ne voir qu’une partie des oeuvres et certaines déjà rangées, plutôt que d’affronter d’un coup les 600 oeuvres présentées. Ca m’a donné un regard différent sur le travail de l’artiste, peut-être plus attachant et moins oppressant au final. Mais ne sachant pas parler d’art, j’en resterai là, et me contenterai de vous dire que j’ai trouvé cette initiative vraiment très agréable et très humaine.
Un musée qui ouvre ses portes en dehors de ses expositions, ça reste trop rare, et j’espère que le MAC aura été agréablement séduit par la rencontre et en réorganisera d’autres, avec différents publics, parce que ça vaut vraiment le coup de voir ça, et d’ouvrir ce genre de rencontres à des publics moins sensibles ou initiés à l’art contemporain aussi. Voilà, voilà !

Pour information, cette rétrospective a accueilli au total plus de 600 oeuvres provenant de plus de 100 prêteurs différents et attiré plus de 97 000 visiteurs en presque cinq mois ! Joli, non ?






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Ca vous inspire ? Ca vous donne envie de participer à de futures visites du genre ?
Vous en avez déjà fait dans d’autres musées ? D’autres choses du même style ?
Perso j’ai hâte de recommencer !
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PS : Vous pouvez lire un autre compte-rendu de la visite ici, et voir des photos prises par l’équipe du Musée ici !

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Vous pouvez aussi lire ma revue de presse (presque à jour) et voir une liste de mes liens préférés (pas vraiment à jour...!) Enjoy !
1 Marion
6 août 2012 à 22:24
C’est génial comme visite !!
Merci d’avoir partagé ton expérience !
Bisous
2 Camille d'Essayage
7 août 2012 à 8:50
@Marion: Je t’en prie ! C’était effectivement très très chouette !
3 Anthony
7 août 2012 à 20:08
Oui, pour le coup, ça me donne bien plus envie que pour la sucrière. J’avais vu passer aussi l’évènement sur facebook, mais malheureusement, c’était pile-poile le jour où je reprenais le boulot alors je n’ai pas pu y aller. J’espère qu’ils renouvelleront l »expérience
4 Lady & Olga
7 août 2012 à 20:21
Depuis le temps que je dis que je dois y aller… là tu m’as définitivement motivée ! :)
5 rockaknittalova
17 août 2012 à 18:26
Oh c’est gentil ça ! Merci pour le lien :)
Et oui, ça avait l’air pas mal du tout cette visite aussi (même si je ne suis pas du tout fan de Combas, j’aurais surtout profiter de la visite pour en savoir plus sur le métier de commissaire et les différents métiers et mode de fonctionnement d’un musée).
En espérant que ce mouvement se poursuive, c’est effectivement un moyen alternatif, pédagogique et amusant pour les visiteurs, habitués ou néophytes, de profiter d’un musée et d’avoir une bonne dose de culture !
6 Moielle
7 octobre 2012 à 21:20
Etant de Lyon il m’ a été en effet impossible de ne pas y aller. Merci pour cet article, surtout que j’ai une copine qui y travaille. :)