Théorie fumeuse au-dessus d’une tasse de thé
Un de mes loisirs favoris, après établir des listes et faire du shopping et inventer des concepts web tordus, ce doit être établir des théories fumeuses sur la vie.
Par exemple : « on ne peut pas être à fond en amour et au travail en même temps ». Je développerai un jour si vous êtes sages. Ou encore « il y a des gens avec qui on sera toujours d’un côté opposé de la roue et jamais au même point ». Tout pareil.
Dans mes théories fumeuses préférées, il y a celle des « gens qu’on croise dans la rue« .
Lyon, pour ceux qui n’imaginent pas, c’est une grande ville avec plein de côtés petite ville en prime.
A Lyon, il est donc difficile de rester longtemps (« longtemps » = 1 heure, par exemple) hors de chez soi sans croiser des gens que l’on connaît. Il y est aussi difficile d’emprunter souvent le même chemin sans croiser souvent les mêmes gens.
Depuis près de 15 ans que j’y habite, j’y ai donc développé un réseau de ces « gens qu’on croise dans la rue ».
Des gens dont on connaît au mieux le prénom ou l’occupation, au pire rien du tout. Mais des gens à qui l’on dit bonjour, dont on se sent bizarrement complice et qu’il nous ferait bizarre de ne plus voir.
Il y avait quand j’étais au lycée, le « mec du vidéoclub« . Puis les étés d’après, le « mec n°2 du vidéoclub« . Le « mec du vidéoclub » (premier du nom, donc), j’ai rougi à peu près 200 fois en passant devant lui. J’ai failli me mettre au style gothique juste pour trouver un sujet de conversation. Et même une fois je lui ai loué un DVD. Et puis à la fin de l’été, on se disait même « salut » du bout des lèvres, en rougissant tous les deux.
Le « mec n°2 du vidéoclub » s’est mué au bout de quelques étés en « mec qui tient le tabac 24/24 » puis en « mec qui vend des glaces rue Saint-Jean« . Lui, je sais même son prénom. Le summum de notre relation a été de se retrouver un jour côte à côte dans le funiculaire, chacun une paire de rollers sous le bras. Wow. C’était beau.
Il y a dans la même série « le mec de 30 ans qui me demandait mon numéro quand j’en avais 18« . Il en a donc 40, et je le croise toujours. Il a pas changé, ça fait plaisir, du coup j’espère que moi non plus.
Et puis « le mec qui habitait au dernier étage du 49 P. » Et qui habite maintenant près de chez nous, clairement.
Et puis plus récemment « le mec qui bosse chez XXX, achète ses bagels au même endroit que moi et vit clairement très très près de chez moi lui aussi. » (Et qui est assez miam, dans son genre.)
Et puis aussi « les filles du Café Cousu« . Que je croise plus que régulièrement, à divers endroits et en diverses occasions.
Et puis « le serveur du Bar XXX« , qui me sourit toujours bizarrement. Comme s’il me connaissait « d’ailleurs » (mais je ne sais toujours pas d’où).
Et aussi « le mec qui ressemble à Nicolas V de 6ème4 mais 15 ans plus tard. » C’est à dire qu’il ne ressemble vraiment à rien. Mais j’ai un faible pour lui tout de même.

Avec tous ces gens, je me dis que j’ai une connexion. Y a forcément un truc, pour que vous croisiez toujours certaines personnes, à des époques et dans des lieux différents.
Cela veut forcément dire que vous avez un peu les mêmes goûts, pour vous retrouver dans les mêmes endroits, non?
Par exemple, ce sont tous les gens que je vais croiser aux Nuits de Fourvière ou sur les Berges du Rhône. Ou au Marché de la Mode Vintage. Ou dans mes lieux de débauche préférés. Des gens bien, quoi.
Alors du coup, et c’est là que ma théorie devient vraiment fumeuse, je me dis qu’il y a un destin, qui vous pousse vers certaines personnes et pas vers d’autres.
Comment expliquer, par exemple, qu’en 3 ans je n’aie jamais recroisé mon ex, tandis que j’ai croisé au moins 10 fois le « mec n°2 du vidéoclub« ?
Et quid de mon ex-copine-boulet, qui a travaillé à 50 mètres de chez moi pendant 6 mois, et que je n’ai jamais aperçue ?
Le destin, moi, je vous dis ! Etpicétout !
Z’en dites quoi, vous ? C’est la théine qui m’attaque le cerveau, ou bien ?









déjà la ziq « les étoiles filantes » qu’il m’arrive d’écouter en boucle car elle m’évoque une histoire, celle d’un type qui justement n’aurait jamais du croiser mon chemin.. c’était le destin. il a changer un peu le cours de mon destin… alors oui je fume la théine avec toi à fond!!
sinon pour le « on ne peut pas etre à fond en amour et au travail en même temps » tout pareil une théorie …
C’est clair ! J’ai repris contact récemment avec un ancien copain de collège, et bien que je sache qu’on habite la même ville (qui est loin d’être de la taille de Lyon) et où il bosse, je ne l’ai jamais recroisé depuis le lycée.
Par contre, on croise toujours les gens qu’on ne veut vraiment pas voir au pire moment, et jamais les personnes qui entrainerait un battement de coeur de trop si jamais on venait à les croiser :p
maintenant que tu le dit, je n’ai jamais recroisé la file qui a arrêté de me parler et pourtant on habite à 100 mètre l’une de l’autre et ça en plus d’un an.
Je suis comme toi je repère vachement les gens que je croise, je ne sais pas si eux me reconnaisse mais bon …
Ouai, jarrete pas de croiser mes anciens étudiants…. Encore ca va quand tu es seule, mais quand tu fais la chouille c’est moins cool.
Là où ça fait bizarre c’est quand la personne que tu croises ainsi quotidiennement à Lyon tu la recroises toujours par hasard dans le périgord où tu passes tes vacances.
Mais j’adhère à cette théorie.
Et sinon si ça peut te rassurer et même si je ne te connaissais pas à l’époque je ne pense pas que tu aies changé depuis tes 18 ans…
Surtout au niveau des seins… x_O
–[->]
Moi ce que j’aime par dessus tout, c’est imaginer leur vie à ces gens que l’on croise. Ont-ils un partenaires, des enfants, un chien? Que regarde-t-il à la télé le soir? Que peut-il bien y avoir dans ce sac de shopping? Je crée des histoires, c’est drôle.
moi j ‘adhère aussi à la théorie, et il m’arrive souvent la même chose. enfin, pas a paris, parce qu’en un an, j’ai pas franchement eu le temps de me constituer mon réseau de rue, mais à Lyon, même en deux ans, j’avais « le monsieur qui est toujours assis sur la marche avant chez moi mais qui n’est pas un clochard parce qu’il est toujours bien habillé », j’avais « le mec qui vend des places place T.R. et qui me voit passer tous les jours en me souriant » etc etc.
maintenant, j’attends, parce que j’ai pas encore tout à fait mes lieux d’attache qui sont définis.
Arf, moi je déteste croiser des gens dans la rue ! Je dois avoir une grosse poisse, mais c’est toujours le jour où je sors en « jogging-grosses cernes-cheveux gras » (alors qu’à peine la veille, j’étais une super bombasse bien sûr ;)) que je croise mon ex super beau gosse ou mon premier amour du primaire et je dois courir me cacher derrière le premier arrêt de bus venu !
Et puis l’ex colocataire du meilleur pote de ton ex jamais recroisé depuis 3 ans ? :-)))).
D’accord avec ta théorie. Heureusement que Blur a fait un concert aux Nuits de Fourvière, si non, on ne se serait peut être jamais recroisées.
A moins de me mettre un coup de pied au — et de venir aux apéros Blog, mais là, c’est plus du destin.
Et aussi pourquoi c’est toujours ma pote qui croise mon ex au monop et pas moi ? et là je deviens parano alors j’arrête.
Non, je suis à donf avec toi : le destin le DESTIN !!!
;)
je pense qu’il faut arrêter le thé et te mettre aux infusions :-)
Arrete le thè tout de suite camille!!! Ou tu le laisse trop longtemps infuser pi etre?!?!!
Destin = Epicétout ou Epicé tout…
Trêve de truc lourds, je suis de retour de vacances!! Camille il faut absolument que tu t’organises un séjour à Tokyo quand même… en reine du Fashion tu ne peux pas te passer de la capitale du n’importe quoi et de l’inutile… et puis j’ai trainé Mr. Belette et Mr. Komjölk au nouveau H&M près de Harajuku… juste pour le bâtiment qui est génial et une ambiance à l’intérieur absolument sympa qui te donne envie de tout acheter… et pourtant. Bref… faudra que je te raconte ce tour du monde vraiment épuisant et que tu me dises où vous en êtes pour votre périple polak!!
Tiens regarde à quoi ça ressemble…
http://www.flickr.com/photos/emikoanddan/3263615586/sizes/l/
Tiens au fait, dommage que tu viennes pas une semaine avant à Varsovie ou on aurait pu voir Madonna en Concert… je sais c’est nul, en plus les polonais comptent bien manifester contre elle… quelle honte de chanter le 15 août…
[...] lui, qui se levait le matin, excité et en quête de nouvelles aventures chez tata, et qui était drôlement déçu quand, encore la tête dans le cul, je lui répondais: « dis donc le gros, je vais travailler moi, file te coucher, y a rien à voir, et j’ai toujours pas bu mon café« [...]
@Jahzz: Alors bon. Comme tu le disais toi même samedi dernier : au moins MOI, je n’aurais pas les seins au niveau du nombril dans 10 ans. Et toc. Pff…
@Taloche: C’est pas juste. Moi aussi je veux du super H&M design. C’est classe, quand même… Et pour Madonna, ça aurait été avec plaisir, mais je ne peux pas écouter de musique impie le 15 août non plus. Désolée!
@Jennifer: Ouais bon, faudra affiner la théorie sur les exs! ^^
@Milie: Eheh, j’ai failli parler de toi dans mon billet, et puis je me suis dit que je dérivais, parce que bon, t’es plus qu’une inconnue! Et oui, faut que tu te mettes un coup…!
@Frogita: Ah, les Etoiles Filantes… Moi aussi, elle me donne des frissons, cette chanson!
@Ness: Ah non, moi je ne crée pas d’histoires avec eux. Autres que peut-être au fond, on est fait pour vraiment se rencontrer un jour! ;-)
C’est qui ce voisin de Pompid?
@dude: Un mec qui avait tout le temps l’air un peu défoncé, que je trouvais mignon? Châtain, pas très grand? De la coloc du dernier étage!
Moi, ce serait plutôt la théorie des gens que je ne croise jamais alors que j’aimerais bien et je fais tout pour et ça marche jamais. :(