american apparel-5Je peux être con, des fois, ça fait peur. Jeudi dernier, TGV pour Paris. J’ai mon jean reboulé et mon t-shirt Maje, en mode détente. Il est temps de se changer, passer en mode pouffie de compét’, objectif cocktail VIP.

Je sors ma robette Comptoir, achetée la veille, « un peu » soldée. Gris souris, de jolies découpes, une matière super fluide, une longueur « ni trop ni pas assez ». J’aime.

Une collègue m’a prévenue la veille, quand je sortais la robe de son sac pour le traditionnel « hiiii, montre ce que tu as acheté ce midi » de 14h : « han, mais t’as vu qu’elle est complètement transparente, ta robe?! »

Nan, merci. J’avais pas vu. Mais je m’en fiche. D’abord, c’est pas vrai. Et puis le transparent, c’est sexy, non ? Non ?

Bref, essayages dans le train, le tout assise à ma place, puis pavanant dans l’allée. « Dis, Myrtille, c’est pas transparent, hein? »

Si.

Vrai ?

Oui.

OK.

Bon.

Heureusement que j’avais « prévu » le coup.

Comprendre : j’avais un débardeur noir de secours, mais vraiment au cas où. Le débardeur est trop court, pas assez décolleté, remonte trop dans le dos. Bref, en pleine lumière j’ai le ventre qui luit à travers ma robe, entre culotte et débardeur, et ça dépasse de tous les côtés. La grande classe.

Bon, on dira que personne n’a remarqué, hein, dites?!

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Bref, Myrtille, toujours de bons conseils, me dit : « t’as qu’à t’acheter un body, pour la prochaine fois, ça fait un joli décolleté, on voit rien, c’est super pratique, et y en a de chouettes modèles chez American Apparel. »

Ah ?

OK.

Moi je suis pas chiante comme fille.

Le lendemain, balade de 4 heures dans Paris, sous le soleil. Merci l’iPhone, j’ai adoré et je ne me suis pas perdue (pourtant j’avais pas la boussole, comprenne qui pourra). Boulevard de Port-Royal, Gobelins, rue Mouffetard, Contrescarpe, boulevard Saint-Germain, Odéon, rue de Rennes, Sèvres-Babylone, Bon Marché, rue du Bac, quais, Louvre, Rivoli, Palais-Royal (repassage devant l’arbre), Châtelet, Beaubourg, Marais. Rue du Temple.

Numéro 41. J’ai fini par le trouver, mon American Apparel.

Reste plus que 40 minutes avant mon TGV retour, et l’apéroblog lyonnais au bout.

Objectif : body (c’est Myrtille qui l’a dit, j’obéis).

Facile, ils sont là.

Un gris souris, hop, ça sera pour la robette Comptoir.

Un noir en prime, hop, ça sert toujours.

27 euros chacun. Ah ouais, quand même. Je comprends pourquoi je lui préférais ses copains suédois, à l’American friend…

On essaye pas ? On essaye pas.

Ce n’est qu’en lisant cet article de Besnob le lendemain que j’ai réalisé : ils n’ont PAS de pressions, mes bodys. (Pour les garçons, hmm, en « bas », les pressions, je précise.) En gros, ce sont des maillots de bain une pièce, mais en coton. Donc inutile pour la piscine, et pas hyper pratique en dehors. Enfin pas du tout, quoi. Les Besnob girls l’avaient bien vu, elles (qui sont de vraies modasses)…

Je fais comment, moi, une fois engoncée là-dedans, pour vivre ma vie normalement sans me sentir complètement encastrée dans ce nouvel accessoire de fashionista, façon ceinture de chasteté? (ou pour aller aux toilettes, tout simplement? ^^)

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Dites moi, les vraies filles, vous faites comment, vous?
(Myrtille, t’as le droit de répondre, mais bon…!)

PS : Heureusement que chez AA, j’ai aussi acheté une chouette culotte, hein! (Culotte qui a d’ailleurs une particularité, allez, vous devinez ?!)

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PPS : Au fait, on oublie pas le concours Le Hérisson, c’est par là jusqu’au 2 juillet au soir !

PPPS : Et j’ai mis un peu à jour mon « pressbook« , merci LyonPlus !