costa croisiere 300x225 Et si cétait à refaire ? photoJe n’aime pas les bilans. Un bilan, ça force à fermer un chapitre, tirer un trait, stigmatiser quelque chose comme positif ou négatif, s’arrêter sur une décision. Au fond, ça m’embête.

Il n’y a qu’à voir, mon expérience avec l’Express en janvier dernier, je ne vous l’ai jamais conclue, par exemple. Peut-être parce que je n’arrive pas vraiment à démêler ce que j’ai aimé et ce qui m’a déplu. Pas envie de trancher.

Avec la croisière que je viens de vivre, c’est pareil. Des sentiments mitigés. Pas envie de choisir un camp. Et pourtant si je veux être honnête, il le faut bien. Parce que clairement, plein de choses m’ont plu, mais d’autres beaucoup moins.

Mais donner des jugements définitifs, je n’aime pas. J’ai plus envie d’ouvrir la discussion, d’échanger avec vous. Lâcheté, peut-être. Ou bien impression de ne pas avoir tout perçu de cette semaine de croisière, de l’avoir vêcue à travers mes yeux de blogueuse-pourrie-gâtée-à-qui-on-a-payé-son-billet et donc de ne pas pouvoir donner un avis complet et objectif.

La question que je me pose est pourtant simple : une croisière, est-ce que ça a encore de l’avenir? Est-ce que l’image peut rajeunir et attirer un nouveau public? Est ce que c’est fait pour moi? Pour vous?

Petit préambule – Une croisière, où, quand, pourquoi?

Pour ceux et celles qui n’auraient pas suivi, j’étais invitée la semaine dernière en croisière sur la mer Baltique. Invitation de l’agence Wellcom, pour Costa Croisières. Le principe : 8 blogueuses passionnées de mode, de photographie, de voyages ou de sorties, invitées à vivre cette semaine à leur rythme, accompagnées de la personne de leur choix. Pour moi, la personne de choix, c’était mon Mister Basket. A côté, il y avait du beau monde, que vous pouvez voir sur le Netvibes de l’opération.

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Une opération pour blogueurs, donc.

Oui, mais pas vraiment. En réalité, les choses étaient plutôt libres. Hormis les contraintes inhérentes à la croisière et au fait d’être en groupe (table commune pour le dîner, sortie commune à Saint-Petersbourg et salle informatique commune, en gros), nous avons été plus que tranquilles. Je craignais beaucoup le côté groupal « on fait tout ensemble, on reste collés à l’organisateur, on fait les guignols pour faire buzzer le Netvibes, le Twitter, le Facebook Costa Croisières ». Heureusement, nous n’avons rien eu de tout cela. Notre accompagnateur a su rester discret, ne rien nous imposer et nous accompagner dans nos délires quand nous le voulions bien.

Même si je n’avais pas « choisi » les gens avec qui je partais, je n’ai donc pas ressenti cette pesanteur du groupe. A l’inverse, les deux jours de « Criterblog » aux Arcs pendant les vacances d´hiver m’avaient semblé bien plus longs : besoin constant de paraître, de poser pour les photos, de se faire filmer… Au bout des deux jours, je me serais enneigée tellement j’avais envie d’être seule (seule avec ma team de dancing fouines, hein, je précise!).

Mais la croisière, c’était comment ?

Trêve de considérations bloguesques. L’idée de Costa était de nous faire découvrir la croisière, parlons donc de croisière. Pendant toute cette semaine, j’ai essayé de me demander si j’aurais apprécié autant cette croisière, si je l’avais payée et si j’étais avec les gens de mon choix. Difficile cependant de se détacher de mon expérience personnelle. En l’occurrence, je n’ai rien payé, alors que les prix des cabines pour une semaine varient de 950 à 2000 euros par personne. Un tarif qui inclut les repas, le vol et certains services, comme dans le cas des cabines Wellness où nous étions, l’accès au spa et à un certain nombre de soins et de cours de sports. Mon expérience est donc légèrement biaisée. Impression d’avoir été bien privilégiée, encore une fois.

Si j’avais payé ces 5000 euros pour deux pour une semaine, je pense que j’aurais beaucoup moins apprécié que cela a été le cas, c’est évident. A ces 5000 euros, il aurait fallu que je rajoute le prix des boissons de la semaine (pas excessif, avec des cocktails à 6 euros, mais tout de même, en vacances entre amis, je crois que je n’aurais pas bu que de l’eau!). Il aurait fallu que je rajoute aussi le prix des transferts en bus et des excursions éventuelles. Là, ça me choque un peu plus. Un aussi gros bateau vous pose forcément un peu loin du centre-ville, eh bien tant pis, vous payez quand même le transfert en supplément! OK, il ne s’agit que de quelques euros, mais pour moi cela devrait être inclus dans le tarif, et basta! Les boissons aussi, d’ailleurs, quand on y pense. Si la croisière voulait attirer un public jeune et fêtard, à mon avis il faudrait inventer des formules tout compris : 5000 euros la semaine, pourquoi pas, mais avec les boissons et transferts à volonté, et que la fête commence! (A ne pas prendre au premier degré, hein, ça reste une somme que je ne mets pas… encore… dans mes vacances!)

J’ai bien aimé le commentaire de Frieda chez Deedee ce matin, qui disait qu’au fond, il manquait peu pour la croisière lui plaise vraiment. C’est tout à fait ce que je ressens. Un bateau, la mer, la piscine, le spa, de très bons repas, du monde, de l’animation, des escales dans des villes sympas, une chambre plus que confortable, un personnel souriant, polyglotte, attentionné et à la qualité de service irréprochable… Que redire à ça? Sur le papier, rien du tout, le portrait est idyllique, non?

En pratique, cela dit, on sent qu’on est bien dans un voyage qui n’est pas exactement fait pour nous. Par « nous », j’entends les « jeunes », au sens large. La décoration est un peu trop kitsch, les animations un peu trop lourdes (la soirée sexy, OMG!), la formule un peu trop rigide et la boite un peu trop vide. Et pourtant, c’est vrai que tout le reste est parfait, mais pour choisir sa semaine de vacances, cela joue tout de même, non?

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Et si c’était à refaire ?

Si c’était à refaire dans les mêmes conditions, je repartirais, c’est sûr. Ah oui, bien sûr, il y avait cette ambiance de « groupe de filles », qui fatigue à la longue, ce rythme effréné des escales et des visites et des rendez-vous au spa, ces repas trop copieux (mais bons, cela dit), mais sincèrement, j’ai passé un moment génial (TOP, comme dirait Myrtille ^^). J’en aurais presque pleuré au moment de quitter le bateau. Pas envie de repartir, de retourner dans la vraie vie.

Si je devais payer ce séjour de ma poche? Non, je ne partirais pas. La croisière dans sa forme actuelle ne correspond pas au type de vacances que je m’offre. Moi mon trip pour cet été, c’est sac à dos en Pologne, alors c’est vous dire…!

Cela dit, je pense que cela peut plaire à beaucoup, et qu’il faudrait peu, effectivement, pour que cela me plaise à moi aussi. Comme je le disais : des formules moins chères, plus adaptées aux « jeunes », plus proches du Club Med ou des vacances Meetic, quoi.

Avec le +1 de Frogita, on est tombé hier sur une pub pour une « croisière gay ». La même que la nôtre, ou quasi : des tarifs similaires, un gros bateau, des escales en mer Baltique, des piscines et des spas, mais avec des jeunes hommes qui se bécotent sur les ponts. Bizarrement, ça m’a semblé beaucoup plus cool, moins rigide, moins « séjour organisé pour papi-mamie », comme quoi, cela tient aussi beaucoup à la population, parce que je suis certaine que le bateau est le même ou quasi, avec peut-être même la même décoration kitsch!

Alors pourquoi Costa ou d’autres ne feraient-ils pas de même? Allez hop, on remplit un bateau de 2000 djeunes l’été prochain?
Vous montez à bord?