costa croisière blogsQuand j’étais jeune et encore sensible.

Aujourd’hui je suis blindée. Je ne sourcille pas quand je laisse partir mes premiers collègues de voyage, quand je dis au revoir aux autres, quand je n’ai pas l’occasion de le dire à d’autres, quand ma dernière camarade rentre chez elle, quand je me retrouve à attendre quatre heures seule à l’aéroport de Roissy, en pensant qu’en fait, la plupart des gens que j’ai laissé à la fin de ce voyage doivent être à peine à 100m, derrière des vitres, des murs et des avions, à atterrir de leur côté.

Je ne craque même pas quand je traine ma valise trop lourde dans la nuit et dans les rues pavées et montantes. Où il fait trop chaud, enfin, pour ma tenue de la journée.

Même pas quand je tombe nez à nez avec une araignée poilue bien en vue sur la serrure de ma porte d’entrée.

Même pas quand j’entre dans mon grand appartement vide, et que je me dis qu’il faut encore attendre quelques heures que Mister B arrive.

Mais quand mon ordinateur refuse de se connecter sur Internet et me propose pour seul réseau « Costa Atlantica« , là, je ne suis pas plus forte que ma copine, je chugne aussi.

Les Camille sont des pleureuses. Et des geekettes. Qu’on se le dise.

Et puis en plus dans Glamour et Elle, que j’avais achetés pour passer les heures, y avait ça :

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Le portrait « made in » Orange Business Everywhere d’un de mes camarades de croisière. Si c’est pas remuer le couteau dans la plaie, ça?

Veux pas être rentrée. Veux pas travailler. Veux pas dormir non plus. Veux pas me servir un verre toute seule. Veux pas me dire que je ne sais pas quand je repars. Veux pas me dire que je ne sais pas quand je reverrai tous ces gens. Veux pas me dire que ce soir, y a pas pingpong-mojitos. Veux attendre 4h du matin et voir le soleil se lever sur le pont du bateau. Veux se retrouver sur la table de massage au spa. Veux revoir la Scandinavie. Tout de suite… Non? Je peux pas?