bouche **(débat) (blablablas) (réponses)**Pfiou, mes amis, que de débats aujourd’hui sur ce blog! Tellement que j’ai la flemme de répondre aux commentaires, et préfère vous resservir un petit billet, tenez!

Déjà, je suis bien contente que ma petite pique sur les “blogueurs à traiter comme des journalistes” ait fait réagir. (Pour lire les commentaires complets sur ce billet, c’est par ici!) Entre Babillages, Alice et Vanessa (qui vient d’ailleurs de publier une suite à ce billet chez elle), on voit que l’avis est assez bien partagé : les blogueurs ne sont PAS des journalistes et ne doivent pas être traités de la même façon! Point taken, girls! ^^

Ce qui est drôle, c’est que je suis tout à fait d’accord, moi! Je n’ai pas écrit que les blogueurs SONT des journalistes, mais qu’ils devaient être traités selon le même mécanisme. Comme répondu à Vanessa : “Le mécanisme de base est tout de même le même : donner des éléments pour que la personne (journaliste ou blogueur) fasse ses recherches et écrive sur le produit, évènement ou autre. En tout cas, si l’on est une marque et si l’on cherche à ce que son information soit reprise de manière sérieuse, je pense que c’est une bonne façon de faire.”

En fait, j’avais même été la première à m’énerver quand j’avais lu cet article intitulé “Les blogueurs sont-ils des journalistes?” sur le Journal du Blog : la comparaison m’avait semblée mal argumentée, le raccourci trop facile. (Article à lire tout de même, il y a des avis assez instructifs dans les commentaires!) Et quand Romain du même Journal du Blog m’avait indiqué à propos d’un essai d’article que mon style n’était pas “assez journalistique”, cela m’avait fait aussi sourire… Car un style journalistique, c’est tout sauf ce que je cherche à avoir. Ce n’est pas mon métier, pas ce que je veux faire, et je ne suis pas là pour plagier! Eh oui, je suis bien d’accord que blogueurs et journalistes n’écrivent pas de la même façon, ni avec les mêmes contraintes. Comme tu le dis bien, Babillages : “Un journaliste se doit d’être professionnel et ce n’est pas le cas du blogueur… Et c’est là toute la difficulté des agences !”

En tout cas, joli débat! Et ça continue (encore et encore…) dans les commentaires de mon billet précédent, consacré à ebuzzing. Amaury Leconte, un des deux fondateurs de la plateforme (me semble t’il), a eu la gentillesse de passer laisser une réponse sur le billet, réponse fort complète et argumentée, que je vous laisse donc découvrir ci-dessous, pour la peine :

Amaury d’ebuzzing / 23 juin 2008 à 20:25

Instructif, mais je pense qu’il est intéressant que notre point de vue soit mentionné aussi;)

Si nous demandons qu’il ne soit pas fait état d’ebuzzing ou de la rémunération, c’est pour éviter que les articles ne portent que sur cet aspect, au détriment du fond de l’article: vous et la marque.

Qu’un article sponsorisé parle de l’annonceur plus que de l’agence intermédiaire et des prix pratiqués me semble finalement assez logique. Rien ne vous empêche de traiter le sujet de la rémunération par ailleurs, ce post en est d’ailleurs la preuve.

Sur les mots demandés dans le titre: ils sont mentionnés dès le brief. C’est donc clair dès le début. Il me semble normal que nous vous demandions (toujours poliment) de les inclure, puisque cela était mentionné avant que vous ne rédigiez l’article. Vous aviez donc ces informations en main.
Sachez que certains bloggeurs ont doublé leur trafic habituel sur des articles sponsorisés, grâce à cette recommandation de mots-clés. Ce n’est donc pas unilatéral ou arbitraire: cela permet à l’annonceur et au bloggeur d’optimiser la présence de l’article sur les moteurs.

Sur le fait que vous ayez publié votre article sur votre ancien blog, je trouve qu’au delà de l’anecdote, cela évoque un paradoxe.

Pourquoi ne pas nous avoir contacté pour que nous mettions à jour ensemble votre URL et votre profil? Cela aurait entretenu cette proximité bloggeur/agence que vous semblez affectionner. Je ne comprends donc pas pourquoi vous réclamez plus d’humanité et d’interaction tout en les évitant. Je ne nie absolument pas le fait que nous soyons responsables de la mise à jour de nos données, mais je m’interroge vraiment sur les avantages que vous pouvez retirer à ne pas nous signaler un changement.

[la suite plus bas...!]

Tout d’abord, Amaury, je dois dire que j’apprécie votre effort de réponse. Si certains de vos arguments me semblent contestables (je ne disais que deux mots sur ma rémunération, aussi il ne me semble pas que cela allait au détriment du fond de l’article, par exemple), sur d’autres points vous avez bien entendu raison.

Il va de soi que les mots clés à utiliser en titre sont conçus pour améliorer le référencement de l’article, ce qui bénéficie et au blogueur et à l’annonceur, j’en suis tout à fait consciente. Cette anecdote avait uniquement pour but de montrer les différentes évolutions du début de la rédaction à la publication du billet.

Maintenant, sur le fond de votre réponse :

Pourquoi ne pas nous avoir contacté pour que nous mettions à jour ensemble votre URL et votre profil? Cela aurait entretenu cette proximité bloggeur/agence que vous semblez affectionner. Je ne comprends donc pas pourquoi vous réclamez plus d’humanité et d’interaction tout en les évitant. Je ne nie absolument pas le fait que nous soyons responsables de la mise à jour de nos données, mais je m’interroge vraiment sur les avantages que vous pouvez retirer à ne pas nous signaler un changement.

>> Ayant changé de blog, j’avais déjà créé une fiche avec mon nouveau blog sur ebuzzing. Avant la dernière minute où il m’a été indiqué que l’URL n’était pas la bonne, j’ignorais que la demande était adressée à mon ancien blog. Maintenant, ce qui m’interpelle est que vous fixez vos tarifs aux blogueurs en fonction de l’activité et du ranking de leurs blogs, il me semble. Aussi, comment pouvais-je penser que mon ancien blog, inactif, aurait pu être privilégié au nouveau?

Dans le même ordre d’idée, pourquoi vous inscrire et utiliser un service si vous estimez qu’il “nuit à la qualité du blog”? Vous dites vous-même que l’argent ne doit pas être la seule raison pour un bloggeur de rédiger des articles sponsorisés. Je suis tout à fait d’accord! Alors quelle est votre motivation?

>> J’ai tendance à penser que si l’on veut pouvoir être objectif, il faut avoir testé par soi même. Or, à force d’entendre parler d’ebuzzing, en bien ou en mal, il m’a semblé intéressant de tester le service. Quant à l’aspect pécunier, je ne le nie aucunement : c’est d’ailleurs exactement ce que j’avais écrit dans la phrase que l’on m’a demandé de couper, que j’étais ravie de ces 100 euros qui me permettraient de tester le site Place des Tendances. ^^ Et suite à cette expérience, je n’ai testé aucune autre campagne ebuzzing, pour toutes les raisons indiquées dans mon billet.

Pourquoi, plutôt que de risquer d’entretenir le cynisme que vous condamnez, ne pas nous contacter et travailler ensemble à l’amélioration de ce service? Ce n’est pas une proposition en l’air, je vous propose de nous rencontrer, avec certains de vos lecteurs s’ils sont intéressés, pour revenir sur les fondements d’ebuzzing, le fonctionnement de la plateforme et débattre des modalités d’exécution. Pas de propagande, une vraie rencontre. C’est aussi l’opportunité de répéter que nous avons créé ce service pour les bloggeurs autant que les annonceurs. Nos intentions sont PACIFIQUES, je voudrais juste que chacun s’en souvienne ^^

>> Eh bien que dire… Rendez-vous le samedi 19 juillet au prochain Apéro Blog Lyonnais? ^^ Au delà de la blague, nous aussi, nous sommes pacifiques, et je suis certaine que le débat pourrait être tout à fait intéressant et en intéresser plus d’un! Comme je l’ai indiqué dans mon article d’hier soir, les relations annonceurs-agences-blogueurs m’intriguent, aussi je serai tout à fait ravie de pouvoir débattre sur le sujet!

Alors, serez-vous des nôtres?
Et chers lecteurs, qu’en pensez-vous, vous?

PS : Filez lire l’article de Vanessa également!

PPS : Non, Fab, je n’en veux pas à ebuzzing, la preuve!! ^^ Et n’ais pas peur de Vanessa, elle a pourtant l’air gentille, pour un vampire!

PPPS : Amaury, j’oubliais, ce qui m’énerve VRAIMENT avec ebuzzing, c’est de retrouver 30 fois le même article sur des blogs différents, et avec des articles qui ne correspondent pas toujours au style éditorial des blogs en question. Toute la blogosphère se met à parler sexe pour la campagne Sexy Avenue, à vanter les mérites de Bruges ou du Pays de Galles (ça ce n’est pas vous!) mais n’ira jamais et ne fait que recopier… Ca, ça m’agace… Parce que là, où est l’authenticité, l’expérience vécue?