Essayeuse de mode(s)
Me voici de retour pour un article un peu plus sérieux, après ma petite pause bretonne. L’autre jour, j’ai reçu dans mon courrier un numéro gratuit du Courrier des Cadres. Comme globalement je trouve ce magazine assez bien fait, je n’ai pas été mécontente de cet envoi, d’autant que j’y ai trouvé un sujet qui m’a beaucoup intéressée: la réputation sur le Net.
Pour ma part, quand je dois recruter quelqu’un ou participer à un jury, je n’ai pas encore à coup sûr le réflexe de la requête google. Pourtant, quoi de plus simple pour trouver des informations sur les candidats. Entre les profils copainsdavant, facebook, linkedin, myspace, les blogs, les forums, youtube, dailymotion, il ne manque pas d’endroits où glaner des informations précieuses. Après tout, ça marche bien pour retrouver nos potes perdus, pourquoi pas des infos sur un futur collaborateur?
L’article du Courrier des Cadres confirme cette tendance des recruteurs à vérifier les informations, des CV notamment, sur Internet. Et là, attention à ne pas trop ou trop peu apparaitre. D’après Olivier Ertzscheid, maitre de conférences en sciences de l’information à l’Université de Nantes, cité dans l’article : “Soit vous apparaissez très peu et à partir d’un certain niveau de responsabilité, cela devient suspect ; soit les informations partent dans tous les sens et brouillent votre image ; soit vous êtes l’objet de commentaires déplaisants ou même de dénigrement, et là il est temps de réagir“.
Finalement, il en va pour votre réputation sur le Net comme de la réputation d’une marque. Le maître mot : créer de vous une image en ligne cohérente, professionnelle, et correspondant à ce que vous voulez faire de votre vie pro. Cela n’empêche pas de laisser en ligne des traces de vos passe-temps, mais il faut que ce soit cohérent au maximum avec ce que vous affichez sur votre CV. Si vous indiquez aimer la course à pied, il peut être bien vu que votre nom apparaisse dans les résultats du semi-marathon de Lyon. Si par contre vous n’apparaissez que dans les listings des clubs de sudoku et de philatélie de votre quartier, cela risque d’être un peu plus gênant.
Là où tout cela est totalement injuste, c’est que si vous vous appelez Jean Dupont, vous risquez d’être plutôt tranquille sur le Net. Si par contre vous vous appelez Camille d’Essayage, ça risque d’être bien plus dur de passer inaperçu! Un bon test, passez vous même votre nom au détecteur Google (l’egosurf, dixit le Figaro). A l’endroit, à l’envers, avec ou sans guillemets. Vous verrez tout de suite ce qui ressort de vous (ou pas), et ce qu’il est encore temps de corriger ou d’améliorer. Rien ne ressort sur vous et vous avez des choses à dire? Créez vous un compte Xing, linkedin, viadeo & co, publiez votre thèse en ligne, commentez en nom propre des sites sérieux en lien avec votre travail.
L’article liste également quelques faux pas à éviter. Vous souvenez vous de Mathieu Vaidis, victime en 2007 de son propre buzz négatif après avoir posté son CV vidéo en ligne sur Dailymotion? De Kevin Colvin, renvoyé pour cause de photo facebook en inadéquation avec ce qu’il avait annoncé à son boss? D’Aram Derambarsh, le “président de Facebook”? Bref, ça ne va pas arranger ma paranoïa, tout ça, mais le maître mot de tout cela reste le contrôle. On n’utilise pas à tour de bras son nom pour signer la moindre bêtise que l’on écrit en ligne, on n’utilise pas la même adresse mail pour tous ses comptes pro et perso, on utilise des pseudos, etc.
Vous ne voudriez quand même pas qu’il vous arrive ce qui est arrivé à un copain à moi en recherchant une ancienne amie de lycée? Il l’a trouvée sur un site mentionnant sa joie d’avoir appris la dernière position du kamasutra, qu’elle était ravie de pouvoir utiliser pendant le long week-end à venir. Arg…
Visuel trouvé ici (merci!)
Tags:buzz, cv, e-réputation, image en ligne, internet, Olivier Ertzscheid, réputation, travail
...de ne pas DEJA rêvasser aux prochaines vacances, d'arrêter de manger (je hais ce temps!) et toujours, toujours, toujours de revendre ses escarpins vintage trop petits (15 euros), ça vous tente?!
Bienvenue dans l’univers clinquant et futile de Camille d’Essayage, un peu passionnée de web, de marketing et de tout ce qui finit par "2.0", avec un doux mélange de shopping, de design, de geekeries, de voyages et de bons plans... Malgré toutes mes bonnes résolutions, je n'ai pas d'autre ligne éditoriale que : un peu girly, un peu trash, un peu bisounours (mais pas gnangnan) et un peu modasse aussi quand même!
Un petit mail?
camilledessayage [at] gmail.com
Silphi
6 mai 2008 à 2:12
La dernière consultante que je voulais embaucher, j’ai à tout hasard, tapé son nom sur facebook, j’ai trouvé des photos de grosse fêtarde… du coup je l’ai prise ^^
Lullaby
6 mai 2008 à 7:37
ouh moi je suis aussi parano que toi, tu le sais
pour ce qui est de mon nom, un profil Facebook très sage et que des trucs pros très convenables
on sait jamais… En tous cas moi je google toujours mes nouveaux patrons potentiels!
Myrtille
6 mai 2008 à 9:53
Moi je googlise et facebookise mes clients
Camille d'Essayage
6 mai 2008 à 10:35
@ Silphi : Moi j’ai facebookisé un collègue et tombé sur 23000 photos de petit couple avec sa femme, ça m’a fait bizarre! Donc j’arrête dès que je vois des photos persos, y a quand même une limite à mon voyeurisme!
@ Lullaby : Oui, je pense qu’on a un fonctionnement assez similaire, toutes les deux!
@ Myrtille : Toujours un bon indicateur, non?
Brian
6 mai 2008 à 10:42
Le site pipl.com est pas mal fait dans le genre.
Il cherche sur google et sur les sites communautaires.
jahzz
6 mai 2008 à 13:09
ah t’es la reine de la petite reine (ou alors t’as une homonyme
)
Camille d'Essayage
6 mai 2008 à 13:22
@ jahzz : Ouais, c’est pas mal, non? Si besoin, je peux faire croire que c’est moi! Et sinon, ben c’est pas moi! Et je suis aussi multidiplomée, tu remarqueras!
@ Brian : Tiens, je ne connaissais pas. merci!
BBCam
6 mai 2008 à 14:36
Hein? quoi? tu veux dire que “Dessayage”, c’est pas ton VRAI nom?
les bras m’en tombent. La particule aussi, c’est du bidon? tss tss.
Bref.
Moi, je googeulise a tout va, mais bon, ça me sert a rien. et je m’auto recherche, parfois, histoire de voir. mais bon.
sur mon facebook, de toutes manières, y’a rien de compromettant, et quand je publie mes histoires sexuelles, je prends soin de prendre un pseudo. bien caché.
PinkLady
6 mai 2008 à 16:20
Je blogue sous pseudo pour éviter qu’on assimile trop mes nouilleries bloguesques et ma personne. Mon blog n’est pas du tout caché, la plupart de mes collègues le connaissent mais je préfère qu’on ne trouve que des choses sérieuses quand on tape mon nom. D’ailleurs, c’est pour ça que j’ai quitté le groupe “j’ai couché avec au moins un de mes contacts facebook” que j’avais rejoint avec mon vrai nom…
fabien
7 mai 2008 à 12:58
jpeux avoir l adresse de bb cam ou elle publie ses aventureS sexuelles!! lol!! pour ma part aucune trace de moi sur le net .
Dom
7 mai 2008 à 17:09
Comme toi, j’ai le réflexe de taper le nom de mes clients sur google, et c’est surprenant de constater à quel point le net a de la mémoire.
Vieilles annonces, photos, textes, tout y est.
Pour ma part, j’ai une vraie défiance et suis prudente.
romain blachier
7 mai 2008 à 19:28
un drh me disait vérifier systématiquement et conseillait de mettre son site ou blog sur le cv pour ce que soit la chose que le recruteur aille voir d’abord en ligne.
Camille d'Essayage
7 mai 2008 à 20:23
@ BBCam : Je suis d’accord avec Fabien, je donnerai cher pour l’avoir, ce pseudo caché!
@ Romain : Hmm, pour ma part je crois que je vais m’abstenir de mettre ça en haut de mon CV!!
@ PinkLady : Hmm, oui, je suis passée aussi par ce groupe, mais vite repartie!